Perspectives Urbaines inédites

« Perspectives Urbaines inédites« . C’était l’étendard de cette riche manifestation Villes 2.0 qui a vu, à la Maison des Métallos, une succession d’interventions, de présentations, un film remarquable réalisé par Frank Beau, et des interpellations à suivre via la plume de Hubert Guillaud sur Internetactulive : Demandez l’programme

Le symbole Vélib, un transport public individuel dont la valeur se construit avec ses utilisateurs, Pour Isabelle Mari de JC Decaux et Bruno Marzloff de Chronos : La Ville 2.0 est-elle devenue un lieu d’épanouissement du web 2.0 ?

Cyril Condé, RATP : Tendances de la mobilité durable

• Daniel Kaplan de la Fing, Stéphane Distinguin, pdg de FaberNovel, La ville comme plateforme d’innovation ouverte est-elle – comme le pense Jacques-François Marchandise de la Fing – impossible mais incontournable ?

Comment la ville devenant chaque jour plus complexe peut-elle redevenir familière. Pour Thierry Marcou, directeur du programme Villes2.0, Nicolas Nova et Jean-Louis Fréchin, directeur de NoDesign.net, il y a là encore des tensions à comprendre, pour gérer intelligemment la diversité des signes qu’on voit dans la rue.

Le 5e écran est-il une question réthorique ou ouvre-t-il des perspectives ? Que ce qu’il y a derrière cette « éditorialisation » de la ville dont le CityWall est l’une des matérialisations les plus simplistes ? De nouvelles infrastructures, de nouveaux médiateurs, de nouvelles urbanités émergent, rappelle Bruno Marzloff. De nouveaux projets en sont issus que proposaient Alcatel Lucent (Olivier Martinot) et Egis (Bernard Matyjasik), filiale de la Caisse des dépôts et Consignation.

Georges Amar : Les principes de réalités face aux nouveaux modes de l’information. Le métro est une « puissance d’échange en puissance », selon la formule iconoclaste de Georges Amar de la RATP. Mais quelles applications l’utilisent ? Cette puissance d’échange n’aura de la valeur que si elle est utilisée par des services qui pourront se plugger sur elle. Cela signifie que le métro doit être de plus en plus pluggable ! Ce n’est pas la RATP qui va inventer tous les services d’échanges ou les gérer (même si elle en fera peut-être quelques-uns), mais à d’autres. L’invitation est à une « place de marché » d’un type nouveau est lancée ! Chiche !

• En conclusion, une intervention tonique de Armand Hatchuel : La ville 2.0 c’est qui ? Paris ? Bangalore ?

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février 22, 2008. 5e Ecran, Audiences, Chronos, Durable, Ecoresponsabilité, Empowerment, Flux, Hubs, Média, Mobilité, Navigation, Nomade, Quotidien, Suite servicielle, Tag, Temps, Trouvabilité, Villes 2.0. Laisser un commentaire.

Faire à la fois du service et du réseau

Selon The Herald Tribune (Mobile phone operators merging networks) T-Mobile UK et 3UK sont sur le point de partager leurs réseaux 3G. Ce sera vraisemblablement (toujours au Royaume-Uni) bientôt le choix d’Orange et de Vodafone. L’article ironise sur une fusion fictive des services de livraison d’ingrédients pour MacDonald et Burger King qui en partageraient alors les coûts, mais le résultat est là : les fruits de cette initiative sont financiers (1 milliard de £ d’économie pour chaque opérateur sur une décennie) et aussi d’ordre serviciel puisqu’ils offriront un champ d’application élargi aux services mobiles. Ces partages fondent des réseaux intelligents, élargissant considérablement l’interopérabilité des services proposés par les opérateurs.

D’autres réseaux sont capables de se combiner. Lorsque le réseau Zipcar fusionne avec celui de Flexcar, les membres des deux firmes bénéficient d’une carte d’accès et d’une assurance universelle, aux deux réseaux qui n’en forment plus qu’un !… A l’identique, le vélo en libre-service en appelle à une synchronisation intelligente avec les réseaux de transports collectifs (Voir le Thema VLS). Comme le rappellait Gilles Vesco dans Villes&Vélo (10/07) : « il faut faire à la fois du vélo et du réseau ».

janvier 7, 2008. Adressage, Always on, Chronos, Continuité, Média, Mobile, Mobilité, Suite servicielle. Laisser un commentaire.

Services Mobiles SNCF, un train d’avance…

Le train se pense à présent en opérateur capable d’agréger les services en situation de mobilité. C’est l’orientation prise par la SNCF au moins pour les grands voyageurs qui se voient désormais proposer dans les TGV la réservation d’un « taxi collectif » par une hôtesse dans les rames du train. L’intelligence de la réponse réside au mois autant dans sa pertinence (la garanti d’un taxi dans la foulée de l’arrivée du train, donc du temps gagné), dans sa dimension « durable » (un taxi pour deux personnes, c’est deux fois moins d’émission de CO2. L’éco-comparateur avait déjà ouvert la voie à la perspective « durable’) et bien entendu dans sa dimension économique (c’est forcément moins cher). Tout bénéfice grâce au collaboratif (voir le Thema Chronos Le collaboratif, gène du transport intelligent) : Cela ira sans doute plus loin si on en croit l’avant première de Services Mobiles SNCF accessible sur le net. les inscriptions des coordonnées mobiles ont commencé … mais les services, eux, n’ont pas encore été dévoilés…

septembre 10, 2007. 5e Ecran, Chronos, crowdsourcing, Intermodal, Mobilité, Partages, Suite servicielle. Laisser un commentaire.

Google et Apple à l’assaut de l’abonné du téléphone

Google complète ses emplettes en mettant la main sur GrandCentral. GrandCentral Kesako ? Le service agit comme un commutateur de toutes les communications personnelles – où que vous soyez et quel que soit le support – et gère vos différents téléphones par un numéro unique personnel. Par défaut, si un interlocuteur appelle votre n° GrandCentral, le service appelle tous vos numéros. Lorsque vous décrochez, l’identité de la personne est révélée : voulez-vous prendre l’appel, le renvoyer vers la messagerie vocale ou le jeter dans la boîte Spam ?
Les commentateurs supputent que Google l’intégrera vraisemblablement à Gmail et à sa messagerie instantanée GTalk pour assumer pleinement la « grandcentralisation ». Pourquoi alors persister à revendiquer du « tout en un », si un service s’en charge ?

iPhone pour sa part ne se présente plus ! Pourquoi le rapprocher de GrandCentral ? Parce que dans les deux cas, il s’agit d’acteurs qui mordent furieusement sur les plate-bandes des opérateurs télécom. Dans les deux cas, on assiste – pour reprendre la formule de Philippe Escande dans Les Echos (France Télécom : même les dinosaures dansent) à « la collision du monde informatique avec celui des télécommunications ». Google s’est depuis longtemps invité dans le monde des télécoms, de façon … courtoise, en apportant ses services de recherches et de représentations cartographiques dans l’univers mobile. Là, il empiète sur un nouveau territoire en assurant la liaison de deux univers de communication. Il est probable que la collision de GrandCentral avec Google ira bien au-delà d’un supplément de services aux messageries. Et qu’à son habitude, Google accentuera son emprise sur ses « usagers » et fera main basse sur un nouveau marché publicitaire dans son sillage, en agrégeant et en convergeant toujours plus.

S’agissant de Google, la collision est ailleurs selon Philippe Escande. Sa remarque fonce droit au but :

« L’écosystème en est modifié. Car la principale innovation introduite par la firme californienne n’est pas le design recherché de son produit, ni ses qualités techniques indéniables, c’est le modèle économique. Pour la première fois, un fournisseur de terminaux arrive à imposer à un opérateur téléphonique un partage des revenus générés à partir de son iPhone. Même le roi Nokia n’était pas parvenu à inverser ainsi le rapport de force entre opérateurs et constructeurs ».

Il est vrai que ATT mange dans la main d’Apple. L’hypothèse du changement de rapport de force est intéressante. Pour le confirmer, il reste à Apple à faire la démonstration que s’il est apparu incontournable à un opérateur, il l’est aussi pour l’usager. Ce qui reste à démontrer. A suivre…

juillet 13, 2007. 5e Ecran, Chronos, Empowerment, Suite servicielle. Laisser un commentaire.

Le vélo communiste

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A un copain parisien qui se targuait ce week-end d’acheter un nouveau vélo, l’autre de lui répondre « Pourquoi t’a pas attendu Vélib ? ». L’expérience lyonnaise souligne que pour un Vélov, trois vélos de particulier arrivaient dans les rues. Avec humour, Libération (13/06/05) traduisait cette tendance par « tout le monde n’a pas envie de rouler sur un vélo communiste« . Le vélo en libre-service a cette vertu qu’il faut encourager. Mais où sont par exemple les parkings vélo pour les particuliers ?
Reste un problème de taille pour le vélo « non communiste », celui des côtes. Avec le vélo public, pas de problème ! A la Colline de Fourvière à Lyon, les petits courageux descendent et laissent l’opérateur remonter le vélo. En Allemagne, un « ascenseur à vélo » (Farhrrad lift) permet aux cyclistes de remonter les pentes les plus raides.

juin 19, 2007. Mobilité, Suite servicielle, Vélib, Vélo. 3 commentaires.