Dans les filets de l’everyware

Vous vous promenez admirant les courageuses feuilles qui résistent tant bien que mal à Newton… et votre mobile sonne. Le coupable est une borne équipée du réseau Bluetooth (La CNIL s’inquiète du développement des spams par Bluetooth). Le SMS reçu vous propose d’accepter une publicité sur votre mobile. Bien sûr, vous pouvez refuser, mais le mal est déjà fait…

Comment garantir la tranquillité de l’utilisateur dans l’everyware (l’informatique ambiante) dans lequel chaque objet peut être une borne communicante ? La CNIL vient d’émettre un avis défavorable concernant l’envoi de SMS intrusifs via les réseaux Bluetooth (Pas de publicité via Bluetooth sans consentement préalable). Malgré cela, ces propriétés de l’everyware fascinent les annonceurs. Ils se prennent à rêver de marketing intensif quitte à braver la tranquillité.

Erreur ! 6 consommateurs sur 10 pensent que l’envoi de messages non-sollicités dégrade l’image d’une marque (d’après le « Baromètre de l’intrusion » de l’agence ETO ;
Jusqu’où irez-vous avec une marque) et près d’un consommateur sur deux se déclare en profond désaccord avec la réception de publicité sur mobile (Nouveaux usages sur mobiles).

Haro, donc à la publicité intrusive. A l’inverse, l’interaction entre l’annonceur et le consommateur fait des émules, grâce aux nouvelles technologies de balisage : les puces RFID et NFC (Near Field Communication ; La mémoire est dans l’objet). Pour avoir un sens, la publicité implique nécessairement le consommateur (E-marketing et sécurité au coeur de l’innovation française).

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novembre 24, 2008. Étiquettes : , , , . Audiences, Chronos, Everyware, Villes 2.0. 1 commentaire.

Paris immobile…

…comme une photographie !

Après l’opération menée à Grand Central, une seconde « flash mob » de l’immobilité gelait ce week-end, l’esplanade du Trocadéro…

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mars 11, 2008. Audiences, Chronos, Temps. Laisser un commentaire.

Thriller dans le Tube

Les voyageurs sortent-ils de leur « bulle » lorsqu’une chorégraphie spontanée s’organise devant eux ?
Attitude très british pour les passagers du Tube : ni mot, ni geste, mais des applaudissements à la fin… Dans le métro parisien, les Naturally 7 impliquent les usagers qui jouent le jeu.

février 22, 2008. Audiences, Chronos. 2 commentaires.

Perspectives Urbaines inédites

« Perspectives Urbaines inédites« . C’était l’étendard de cette riche manifestation Villes 2.0 qui a vu, à la Maison des Métallos, une succession d’interventions, de présentations, un film remarquable réalisé par Frank Beau, et des interpellations à suivre via la plume de Hubert Guillaud sur Internetactulive : Demandez l’programme

Le symbole Vélib, un transport public individuel dont la valeur se construit avec ses utilisateurs, Pour Isabelle Mari de JC Decaux et Bruno Marzloff de Chronos : La Ville 2.0 est-elle devenue un lieu d’épanouissement du web 2.0 ?

Cyril Condé, RATP : Tendances de la mobilité durable

• Daniel Kaplan de la Fing, Stéphane Distinguin, pdg de FaberNovel, La ville comme plateforme d’innovation ouverte est-elle – comme le pense Jacques-François Marchandise de la Fing – impossible mais incontournable ?

Comment la ville devenant chaque jour plus complexe peut-elle redevenir familière. Pour Thierry Marcou, directeur du programme Villes2.0, Nicolas Nova et Jean-Louis Fréchin, directeur de NoDesign.net, il y a là encore des tensions à comprendre, pour gérer intelligemment la diversité des signes qu’on voit dans la rue.

Le 5e écran est-il une question réthorique ou ouvre-t-il des perspectives ? Que ce qu’il y a derrière cette « éditorialisation » de la ville dont le CityWall est l’une des matérialisations les plus simplistes ? De nouvelles infrastructures, de nouveaux médiateurs, de nouvelles urbanités émergent, rappelle Bruno Marzloff. De nouveaux projets en sont issus que proposaient Alcatel Lucent (Olivier Martinot) et Egis (Bernard Matyjasik), filiale de la Caisse des dépôts et Consignation.

Georges Amar : Les principes de réalités face aux nouveaux modes de l’information. Le métro est une « puissance d’échange en puissance », selon la formule iconoclaste de Georges Amar de la RATP. Mais quelles applications l’utilisent ? Cette puissance d’échange n’aura de la valeur que si elle est utilisée par des services qui pourront se plugger sur elle. Cela signifie que le métro doit être de plus en plus pluggable ! Ce n’est pas la RATP qui va inventer tous les services d’échanges ou les gérer (même si elle en fera peut-être quelques-uns), mais à d’autres. L’invitation est à une « place de marché » d’un type nouveau est lancée ! Chiche !

• En conclusion, une intervention tonique de Armand Hatchuel : La ville 2.0 c’est qui ? Paris ? Bangalore ?

février 22, 2008. 5e Ecran, Audiences, Chronos, Durable, Ecoresponsabilité, Empowerment, Flux, Hubs, Média, Mobilité, Navigation, Nomade, Quotidien, Suite servicielle, Tag, Temps, Trouvabilité, Villes 2.0. Laisser un commentaire.

Mon audience à moi

Qui lit mon blog ? Qui sont mes contacts Facebook ou MySpace ? Qui suit mon fil Twitter ? Tous composent mon audience personnelle. L’idée n’a pas échappé à Bouygues Télécom qui, dans cette vidéo-pub, « matérialise » les numéros d’un répertoire en individus.

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Dans cette dimension inédite de notre égo numérique, le mobile devient relais d’audience. Il est aussi l’outil capable d’atteindre son-audience-à-soi en temps réel : un public qui lit mes posts, visualise mes photos, apprécie l’étendue de mon réseau, consulte mon agenda ou mes cartes… Dans cette gestion, les individus en viennent à rencontrer les problématiques des médias officiels !

février 20, 2008. 5e Ecran, Audiences, égocentrique, Chronos, Egocasting, Réseaux sociaux. Laisser un commentaire.

Forum Chronos – 14 février 08 – Procope (Compte rendu)

Intervenants : Bruno Marzloff (Chronos), Albert Asseraf (JCDecaux, DG développement et marketing), Jean-Pierre Texier (RATP, Innovation), Céline Pasquier (KR Média, Etudes).

Bruno Marzloff (Chronos)

La communication mobile réécrit brutalement les règles des médias. Les arbitrages au quotidien se font en temps réel, en lieu réel. Le mobile apporte ses dimensions singulières : global, personnel, immédiat, pervasif… et témoigne du basculement de l’audience dans le mouvement.
Dans le nouveau jeu d’acteurs, Google comme Nokia prennent leur place, les opérateurs télécoms cherchent la leur, des entrants – opérateurs de transport, de transit, de lieux de vie… – s’imposent en communication d’extérieur, tandis qu’annonceurs et médias traditionnels sont perplexes. A cette complexité s’en ajoute une autre : les médias d’hier doivent à l’instar de JCDecaux, changer de pied pour poursuivre leur métier d’hier. Last but not least, les acteurs plus plus importants, ce sont les audiences elles-mêmes. Des audiences actives autant parce que leurs exigences se transforment que parce qu’elles entendent s’exprimer et être… entendues.
Dans ce cocktail de communication d’extérieur où informations, échanges, données contextuelles, publicités etc. se brassent, cherchent leur place respectives et leur modèle économique, une façon de répondre aux questions est de s’interroger sur les analogies dans la ville des usages issus du web 2.0.

Céline Pasquier (KR Média)

L’émergence de médias mobiles, capables de suivre l’individu dans ses cheminements quotidiens constitue un nouveau paradigme. D’où – à l’image de JCDecaux – l’installation de médias fixes en des lieux et des territoires de mobilités. Les comportements diffèrent face à ce phénomène d’information pervasive. Ainsi, la publicité sur mobile connaît une meilleure acceptation aux Etats-Unis qu’au Japon, entre autres parce que les Japonais ne souhaitent aucune intrusion sur un mobile qui concentre un part essentielle de leurs activités. L’étude ethno-marketing menée par KR Média sur un panel d’actifs de 25 à 55 ans a permis de mesurer en France cette pervasivité de l’information sous plusieurs angles : la simultanéité des médias, la pratique de leur consommation (individuelle et collective) et l’interpénétration des vies professionnelles et privées. Quelques conclusions :
– Les individus optimisent leur consommation média en consommation simultanée (plusieurs médias à la fois) mais aussi en continuité à l’image des espaces de transport où les médias accessibles depuis le quai sont dans le prolongement de ceux consommés à domicile.
– Le « séparé-ensemble » : au sein d’un même lieu (type rame de métro), les activités individuelles restent différentes. L’intercommunication des individus existe, mais chacun bénéficie de son moyen propre pour ce faire. En mobilité, le média a une fonction d’individualisation, de recréation d’une bulle personnelle.
– L’interconnexion des univers privés et professionnels témoigne de l’usage pervasif des médias : consulter ses e-mails personnels au travail trouve une contrepartie dans la capacité à être joint pour raisons professionnelles à son domicile.
– L’attention est plus forte en situation de mobilité. Dans ce cas, le média devient un élément « concentrateur ». La presse reste d’ailleurs le premier média en mobilité. Le besoin de « connectivité » des plus jeunes n’est pas le seul signe de cette augmentation de la consommation média.

Jean-Pierre Texier (RATP)

Issue des 7 nains de Blanche Neige, la figure de Simplet a de l’avenir. Un regard étonné sur un monde qui s’enrichit et se complexifie : l’enjeu est de réussir à installer une simplicité d’usage. Les situations de déficience cognitive augmentent. Elles témoignent de notre connaissance de moins en moins approfondie de lieux (notre présence y est de plus en plus éphémère). Ces situations appellent à repenser les offres.
Le transport est face à un défi. Parce que nous n’avons plus vraiment le temps de lire, parce que nous ne lisons pas tous la même chose, parce que les situations de mobilité sont diverses, il faut trouver les moyens adéquats de traduire rapidement de l’information. il y a un nouveau langage à inventer (les pictogrammes dynamique, voir l’entretien Chronos).
Une des réponses possible prend la forme d’avatars, des compagnons personnels et numériques qui installent un dialogue informatif avec l’individu. Ainsi, la société Ikéa a crée le sien : 2 millions de dialogues ont été initiés en 2007 qui équivallent à une économie de 3 millions d’appels vers son call-center. Ces avatars devraient faire partie demain d’un « espace public technologique ».
Le contenu généré par les individus est une manière de dépasser la notion de self-service. Elle amène au concept de « user to user ». L’appétence pour le partage d’information entre usager existe, elle permettra en se massifiant de mesurer le niveau de prise de parole des individus, et peut-être d’anticiper une certaine forme « d’individualisation » des audiences ?

Michel Mercadier (SNCF Transilien) signale l’existence de ce type d’avatar pour les PMR. Thierry Bardy (Orange Labs) considère la visiophonie comme l’expression possible d’un avatar. Dominique Lahousse rappelle que le « compagnon » de Microsoft Office est un avatar sous un principe d’accompagnement imaginé par Apple dès 1982 avec son « Navigator ».

Albert Asseraf (JCDecaux)

« Notre logique est de proposer des services urbains en échange du marché d’affichage publicitaire, peut-être irons-nous un jour pour cela jusqu’à construire des piscines ! Allez savoir… » L’affichage publicitaire autant que les services sont à destination de la ville et des citoyens et posent directement la question du contenu et cette question couvre des enjeux majeurs aujourd’hui. Depuis 10 ans, la planète média se bouleverse à un rythme accéléré. Le mobile, l’écran des écrans, devient capable de réunir tous les médias – TV, Radio, Web, presse… – en un seul. En matière de communication extérieure, mobile et affichage (numérique ou physique) sont les deux médias de références. Mais la définition des contenus et de leur adressage doit précéder le déploiement massif de technologies. A Toulouse (Vélotoulouse), HSBC (disposé sur le carénage des vélos) est devenu la marque la plus visible dans la ville, signe d’une évolution qu’il reste à prolonger. Mobilier communicant et mobile permettront de proposer de l’information massivement mais toujours en situation de proximité avec un message individuel adapté au temps et au lieu. C’est la qualité et la pertinence du contenu de ce message qui en définira le niveau d’acceptation.

février 19, 2008. Adressage, Audiences, Chronos, Média, Nomade. Laisser un commentaire.

Les citizen marketers à l’écran

Dans tous les domaines, les « citizen marketers » sont à la mode. En matière de transport et en France, la RATP a initié cette stratégie d’écoute depuis mai dernier. Depuis décembre 2007, la SNCF met aussi en place sa plateforme internet de dialogue avec les usagers. 17 interlocuteurs SNCF de divers domaines de compétences répondent aux remarques et questions plébiscitées en fonction de leur intérêt. Déjà plus de 5.000 contributions sont recensées.

Comment tirer parti de ces échanges ? Est-il possible de valoriser les expériences des individus lors de leurs déplacements ? Le bilan du site collaboratif de la RATP affiche seulement trois modérations sur 1200 interventions et beaucoup de propositions pertinentes concernent l’information (annonces sonores dans les rames de métro ou les temps d’attente à l’entrée des stations, etc.). Métro livrait un chiffre intéressant : 80% des internautes privilégient l’amélioration de l’offre existante plutôt que la création de lignes ou de services.

Pour autant, les opérateurs sont confrontés à la définition d’un lieu de dialogue intelligent avec leurs client où tous tirent profit du dialogue et où l’opérateur communique efficacement. Ces places de marché émergent. Ainsi, sur la côte Est des Etats-Unis, Clever Commute propose de l’information collaborative (du métro à la voiture) sans qu’aucun transporteur officiel n’y soit associé. Paradoxe ! c’est aux opérateurs de trouver leur place au sein de ces communautés d’usagers.

Le chemin de la simplicité est long. Là où les plateformes de la RATP et de la SNCF nécessitent un traitement des données, une application élémentaire comme Twitter (microblogging) permet aux clients et aux opérateurs d’échanger de l’information en temps réel… et de gérer efficacement les pertubations. Mise en place pour le Métro de San Francisco, ce système se décline à Londres. Elle est le fait d’un usager du Tube qui propose de souscrire à des flux d’informations pour chaque ligne, via son outil : Twitter Tube Tracker. Simple, non ?

février 12, 2008. Audiences, Chronos, crowdsourcing, Navigation, Partages, Place de marché. 1 commentaire.

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