L’heure des choix

http://www.streetsblog.org/2008/11/21/everything-must-go/

Le moment est intéressant. D’un côté, le marché automobile s’effondre au point d’offrir une voiture gratuite pour une autre voiture achetée (Si, si, regardez l’image, Streetsblog – Buy One Albatross, Get One Free!). D’un autre côté, l’afflux de voyageurs dans les transports publics a souligné les déficits d’investissement et d’entretien. D’où des projet de croissance sévère des tarifs des transports publics de New York City. Les plans de restriction des transports publics de NYC auraient alors de sombres conséquences : 30,000 voitures suplémentaires (+4%) dans les rues les plus congestionnées, une baisse de 6% du trafic métro et de 4% du trafic bus et encore une baisse de 4% de la vitesse du trafic automobile (Streetsblog – Kheel Planners: MTA Austerity a Recipe for Gridlock Hell).
Le système des transports publics de New York City doit combler un déficit de $1.2 milliard prévu l’an prochain. Un candidat à la mairie propose que la taxe d’enregistrement par auto passent de $30 tous les deux ans à un minimum $100 chaque année et jusqu’à $450 pour les plus taxées (NYTimes.com – Proposal to Raise Car Fees), ce qui rapporterait un milliard et d’autres taxes sur les voitures combleraient le reste.

Hurlements de colère des automobilistes qui s’insurgent de supporter les financements de transports qu’ils ne pratiquent pas. Réponse implacable et imparable du candidat (Streetsblog – Car Commuters Should Pay Their Fair Share) : « N’oubliez pas que le transport public subventionne la voiture… La pratique de la voiture serait impossible, les rues seraient congestionnées si les transports publics n’existaient pas ». CQFD.

L’issue de ce débat donnera la tonalité des développements des modes de transport à un moment où la baisse des distances parcourues en automobile … pose un curieux problème (WSJ.com – Americans Drive Less, Creating a Problem). La secrétaire d’Etat aux transports résume le paradoxe : « D’un côté, nous encourageons les Américains à réduire leurs pratiques automobiles et de l’autre, on espère secrètement qu’ils conduiront plus pour financer les investissements nécessaires pour les infrastructures routières obsolètes. Il faut sortir de cette contradiction », conclue t-elle logiquement. Alors, on taxe l’automobiliste au risque de faire plonger encore plus vite les constructeurs dans le rouge ? ou bien, on accable le voyageur du transport public, au risque de le perdre et au détriment de la fluidité d’une mobilité urbaine globale. Le cas de NYC ne fait que dramatiser la choix que se posent tous les élus concernés par les développements des mobilités urbaines, aux Etats-Unis et ailleurs.

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novembre 25, 2008. Chronos.

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