Tactiques matinales

Entre les transports en commun et le Parisien, c’est l’amour vache. 8h33, la porte claque, les talons dévalent à toute vitesse l’escalier parce que – on le sait –, dans une minute, la borne Vélib’ de la rue d’à côté aura été dévalisée. 8h36, raté, en route pour le métro. 8h45, on se place intelligemment sur le quai en prévision de notre sortie. Seulement quand les portes s’ouvrent, il semble que nous n’ayons pas été les seuls à avoir prévu le coup, le wagon est plein à craquer. Tant pis, on attend le prochain. 8h49, nouveau métro, rebelote, mais là on joue des coudes, on assume les regards noirs et on tente de s’accrocher à quelque chose (sauf à notre voisin). 8h54, trois stations plus tard, une décision doit être prise : on quitte le monde souterrain et on prie pour que quelqu’un nous ait laissé un Vélib’, ou bien on accepte d’arriver au bureau de mauvaise humeur parce qu’on a passé les 20 premières minutes de notre journée le visage collé à la vitre du métro ? 8h56, un bol d’air, mais pas de Vélib’ à l’horizon. 8h57, décidément, ce ne sera pas notre faute si on est en retard au premier rendez-vous de la semaine. 9h01, un bus s’arrête, on saute dedans. 9h06, le bus est coincé dans les embouteillages, les camions de livraison sont stationnés dans son couloir, les vélos zigzaguent entre les voitures, les automobilistes klaxonnent, capharnaüm avenue de Wagram. 9h14, descente du bus, on traverse la rue à toute vitesse alors que le petit bonhomme est rouge (si ma mère était là …), et on jette son sac dans le premier panier de Vélib’ dispo. 9h18, arrêt immédiat après le premier coup de pédale, béquille sur le trottoir, on descend la selle (ne jamais surestimer la longueur de ses jambes). 9h20, l’air frais fouette le visage, on sourit aux passants, mais on a les mains pleines de cambouis ! 9h22, feu rouge, les voitures s’imposent dans la dernière rue qui nous mène au bureau, impossible d’avancer. 9h24, tant pis, on descend, on monte sur le trottoir et on marche à côté de notre vélo (deuxième vague de regards noirs de la journée, des piétons  cette fois-ci !). 9h25, on tente à 3 reprises de faire rentrer l’encoche du Vélib’ dans la borne sous le regard amusé d’un autre Parisien (si, si, certains qui sourient). 9h27, on attend le « bip bip » et la petite lumière verte. 9h30, sms d’une de mes collègues : « je serai un peu en retard, coincée sur la ligne 2 » !

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juillet 15, 2008. Chronos.

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