Hors du stationnement, point de salut

“Ca changerait tout, si y’avait systématiquement des endroits pour garer le vélo », rapporte un cycliste à raison.

Le stationnement est la pierre angulaire du vélo urbain comme de la voiture : hors du stationnement, point de salut sinon dans la « délinquance » pour les automobilistes conduits à s’affranchir du code ou dans le risque de vol pour les vélos. Ces derniers – de la maison au bureau, du magasin au cinéma, du garage à la gare –, cherchent désespérement les infrastructures qui permettront la station et les services qui vont avec. Parcs classiques empruntés aux voitures (peu nombreux) ou parkings sauvages (aux grilles, aux potelets ou aux lampadaires), stations pour Vélib’ et autres vélo libre-service, dissémination des vélos aux intersections pour Call-a-Bike en Allemagne, arceaux ci et là, en tout état de cause « le stationnement, c’est ce qui décide le choix modal », affirme Gilles Boisvert, Directeur de l’Agence Ecomobilité de Chambéry. Le stationnement, c’est ce qui fera la massification des pratiques du vélo ou non. Il est d’ailleurs symptomatique que modèle Call-a-Bike, transposé à Chalon sous le nom d’AlloCyclo, s’adosse désormais à des stations.

Le plus grand parking couvert et sécurisé de France, c’est celui de Vinci Park à Strasbourg, rapporte Villes&Transport dans sa dernière édition (27/02). Inauguré en même temps que la ligne TGV Est et articulé à la gare alsacienne, il contient 820 places, autant d’abonnés et une liste d’attente. Sa capacité et sa position intermodale (connexion train + vélo + transports collectif) lui donne des atouts stratégiques. La sureté en est un autre. Le très dynamique opérateur de transports publics de San Francisco (BART to install electronic bike lockers) l’a compris et installe des cadenas électroniques dans huit stations de son réseau.

Le stationnement appelle une dimension servicielle. A Strasbourg, la place de stationnement dédiée, un service de lavage et des vélos de courtoisie constituent un « pack » de services auquel s’ajoutera prochainement un service de location. A Los Angeles, les immeubles de bureaux sont sommés d’offrir parkings vélo et douches ! Il faut s’attendre à ce que l’innovation soit poussée au-delà : pourquoi pas des consignes par exemple ? L’augmentation sensible de la pratique du vélo (+68% entre fin 2006 et fin 2007 pour Paris) appelle des réponses nouvelles pour encourager le mouvement.

Ainsi, Portland propose de disséminer intelligemment des « racks » de stationnement dans la ville devant enseignes et entreprises. Elle sollicite pour cela habitants, cyclistes et actifs à signifier leur demande. Elle va jusqu’à lancer des appels d’offres pour designer des « Art racks », systèmes esthétiques et innovants, adaptés aux lieux et aux usagers… En filigrane, l’étape suivante sera celle d’un réseau de service global pour des cyclistes multimodaux.

NDLR : Intrago installe aussi à la demande des systèmes de locations de segways et vélos dans un certain nombre de campus américains. Les véhicules sont équipés de systèmes GPS qui permettant d’éviter les engorgements aux stations… Ces mêmes stations sont intelligentes et participent de la régulation entre communicant par un cable avec les véhicules et en envoyant les données récupérées pour analyse sur le serveur d’Intrago.

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février 28, 2008. Chronos, Intermodalité, Stationnement, Vélo.

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