Pas de marche arrière sur le vélo

Au programme de la matinée du Congrès International ATEC-ITS France la mobilité durable et deux de ses points d’appui : l’autopartage et le vélo en libre-service. A l’issue de la session, l’enjeu de la pérénité du vélo dans les villes.

Les collectivités ont-elle vraiment pris la mesure de la montée en puissance du vélo dans la ville ?
C’est la question que posait Véronique Michaud (secrétaire générale du Club des Villes Cyclables).

Il n’y aura pas de marche arrière sur le vélo ! Le VLS (vélo libre-service) est l’arbre qui cache la forêt. Il a révélé une demande latente et puissante débordant le phénomène de mode. L’abondance de sites Web associatifs cyclistes montre que la société civile a un temps d’avance sur l’exécutif des villes. L’opinion des usagers est tournée vers le vélo. Il suffisait pour l’admettre de lire les commentaires des lecteurs faits à la suite de l’édito « anti-Vélib’ » du monde.

(Voir Vélib’ contre Le Monde grincheux)

Les élus vont probablement s’apercevoir que leur politique vélo est faible, anecdotique. Car il ne s’agit pas seulement « d’offrir » un système de VLS à sa ville. Il faudra rapidement résoudre les questions de monopole et d’intéropérabilité des VLS, parce que le vélo ne se pense pas en « monomode » : il redéfinit aussi l’articulation des modes doux (voir les propositions des usagers à la SNCF) . La demande existe et elle s’exprime. Il faudra aussi faire de la place aux vélos particuliers, favoriser l’intermodalité, etc. Le stationnement vélo cristallise d’ailleurs ce phénomène. A Grenoble, des listes d’attentes de cyclistes qui veulent disposer d’un parking vélo en gare se forment… Ils sont déjà 150 ! Pédaler à reculons est impossible !

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février 7, 2008. Chronos, collectif/individuel, Durable, Intermodal, Mobilité, Partages, Vélib, Vélo.

2 commentaires

  1. Hubert Guillaud replied:

    Les propos de Véronique Michaud sont-ils retrouvables ailleurs en ligne ?

    En tout cas, quand elle pointe les problèmes d’interopérabilité et d’intermodalité (vélo loué, vélo privé) qui se dessinent, ça me semble très très juste.

  2. Sabri Mezghiche replied:

    Non Hubert, c’est l’extrait d’une discussion en off au salon de l’ATEC.

    Cependant, tu peux retrouver un entretien réalisée par Bruno en décembre 2006 sur le site Chronos : http://www.groupechronos.org/index.php/gchronos/action/show/ID/976/

    L’intéropérabilité des systèmes VLS (entre eux) et des vélos particuliers est la condition pour créer un effet de réseau qui developpera l’usage en ville. C’est probablement l’intéropérabilité qui régulera conccurence et monopole… c’est amusant de voir que Nokia et Google sont dans cette même logique d’intéropérabilité « nécessaire ».

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