A partir de quand marche l’autopartage ?

L’autopartage ne saurait rester confidentiel comme il l’est à Paris depuis des années, même avec les initiatives du printemps. Mais comment le faire sortir de l’ombre et démontrer ses vertus. Sans prétendre aux performances de Vélib’, on pourrait imaginer plus de réussite que ce qui se passe à ce jour. La « Journée Nationale de l’Autopartage à Paris », organisée le 15 novembre à l’Hôtel de Ville, se penchait entre autres sur cette question.

Premier consensus, la communication sur le service gagnerait à s’enrichir d’une pédagogie d’accompagnement. En effet, 60% des sondés (selon une étude du cabinet 6T) n’ont jamais entendu parler d’autopartage, et 30% le confondent avec le covoiturage. Il faut créer les chemins d’information qui mèneront au service. Seul 1% des personnes interrogées font une analogie entre Vélib’ et les services d’autopartage… Le chiffre est dérisoire, mais le rapprochement offre sans doute l’opportunité d’un marchepied pédagogique pour l’adhésion aux services de véhicules en partage, puisque l’un et l’autre partagent la dimension de mode collectif-individuel.

La densité du réseau est le meilleur gage de visibilité et d’usage pour l’autopartage. Encore dans ses premiers pas, Okigo (www.okigo.fr) souffre d’un maillage peu dense. Depuis l’été 2007, 20 véhicules répartis dans 4 stations définissent son offre qui réunit près de 200 abonnés. La société annonçait hier l’ouverture de 24 nouvelles stations d’autopartage au premier trimestre 2008. Selon Louis Marmillon, Directeur des opérations Okigo, les stations (donc près de 30 au total prochainement) comprendront de 3 à 5 véhicules chacune (donc quelque 120 véhicules). De plus, des stations légères sur voirie sont également au programme. La question reste celle du seuil. A partir de quel moment une offre de ce type devient-elle visible et encourage t-elle le cercle vertueux ?

A cette question du seuil, s’en ajoute une autre : la voiture doit-elle être ramenée à son point de départ ou peut-on imaginer, à la manière de Vélib’ un jeu libre des voitures selon les stations ? Selon le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, Bertrand Delanoë prévoirait à Paris un système de voiture en libre-service, calqué sur le modèle du Vélib’, avec pas moins de… 2.000 véhicules ! L’article mentionne un projet similaire (avec 2.500 véhicules) dans l’équipe de Françoise de Panafieu.

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novembre 16, 2007. Chronos, collectif/individuel, Mobilité, Mobilité durable, Partages, Urbanité.

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