Rollers, vélos, trottinette, covoiturage et marche au menu de la grève

Hier, le stand vélo de Décathlon avenue Wagram à Paris était bondé. Le rayon des cadenas pour vélo était dévalisé. La vingtaine de présentoirs en épis n’avait plus un seul article. Le Monde raconte que le week-end dernier, la même enseigne enregistrait une croissance de 60% de ses ventes (Tous les systèmes sont bons pour résoudre les problèmes de transport). JCDecaux fourbit ses vélos, augmente ses troupes et s’apprête à battre un nouveau record de locations (180.000 sorties le 18 octobre, lors de la dernière grève, contre moins de 100.000 habituellement). Déjà à 11h du matin ce mercredi 14, les chiffres étaient plus de deux fois au-dessus de la moyenne, La grève fait les affaires de Vélib’. Mieux que le site officiel, plusieurs sites offrent des informations circonstanciées sur les disponibilités de stations et de vélos, comme velovite que parisavelo propose une vue d’ensemble de l’offre.

Les vieux vélos sortent des caves, assure La Tribune, A Paris, jour de grève, le vélo est roi. Le covoiturage se fait les dents sur la grève. KPMG propose un site de co-voiturage pour ses salariés, tandis que le site Internet Usagers de la SNCF en colère organise un covoiturage. Les collégiens ont sorti leur trottinette. Libération raconte dans l’article Je vais tout tenter aujourd’hui comment Audrey a chaussé ses rollers. « Sinon, c’était une heure à pied » et publie le guide du déplacement en temps de grève.

On peut supposer que certains usagers trouveront que ces solutions de rechange valent bien leur métro ou leur auto quotidiens ! Finalement, est-ce que la grève n’est pas le ferment de mobilité alternatives et néanmoins actives et collaboratives ?

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novembre 14, 2007. Chronos, collectif/individuel, Empowerment, Uncategorized, Vélib.

One Comment

  1. Charlie replied:

    A propos de l’usager de la grève « pris en otage », j’ai aussi particulièrement apprécié cet article :

    http://www.relectures.org/spip.php?article6

    Selon son auteur, qui s’appuie sur Roland Barthes, l’usager de la grève est un simple mythe, qui n’existe pas… la démonstration vaut le détour !

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