Dash. Les mash-up du quotidien

Navigating With Feedback From Fellow Drivers. The New Yok Times Par ondes successives, nous reviennent les échos du Web2 Summit. L’innovation dont tout le monde parle là-bas, c’est le Dash, un GPS internet collaboratif destiné aux automobilistes. Il est commentée tant par O’Reilly, Backstage with Rob Currie of Dash que par le New York Times (Navigating With Feedback From Fellow Drivers) et d’autres encore (même en français ! Des mashups web dans votre auto).
Pour faire court, l’information reçue par l’automobiliste est d’abord une information « vivante », c’est-à-dire reliée aux temps et au lieu réel. Ensuite, cette information remixe en permanence les sources collaboratives avec l’historique et le modèle, de sorte à produire une information globale et contextualisée. Les recherches ne se cantonnent pas aux itinéraires des automobilistes. Les ressources des territoires traversés sont explorées à la demande en s’adossant aux bases des sites ad hoc (Zillow ou Craigslist sont cités). Cela vaut autant pour la musique que pour les offres immobilières.
Mais le plus important, constate O’Reilly, c’est que derrière ce service il n’y a, ni plus ni moins qu’un téléphone mobile doté d’une infrastructure open source. Il met à contribution du wifi quand il est accessible, du GPRS sur la route et surtout, il mettra à contribution les réseaux mesh lorsque la densité des usagers du Dash sera suffisante pour l’autoriser.
Donc, un outil universel pour une information générale, pertinente, actualisée et partagée. Bref, le rêve du quotidien !

Ceci confirme la place du collaboratif comme gène du transport intelligent. L’étonnant dans l’affaire est la vision cloisonnée qui persiste d’un usage automobiliste dans l’esprit des inventeurs comme dans celui des observateurs. La portabilité et l’universalité du dispositif lui permet pourtant de sortir de la voiture pour assister le même voyageur dans son parcours ; qu’il marche, qu’il emprunte n’importe quel autre mode de transport ou plus généralement qu’il recherche quoi que ce soit dans la ville.

De façon symétrique, on observe ce même cloisonnement ailleurs. Ainsi, Denis Baupin évoque une initiative louable d’un GPS pour cycliste (voir Villes et Transport du 17/10/07). C’est bien, mais c’est oublier que ce cycliste est aussi à son heure un usagers des trottoirs, des transports collectifs, de la voiture et plus généralement de la ville. Ce sont ces différents usages qui forment un itinéraire et qui façonnent un quotidien. Ce quotidien sera désormais être servi par une « place de marché » des mobilités urbaines.

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octobre 21, 2007. 5e Ecran, Centrale de mobilité, Chronos, Empowerment, Navigation.

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