Quel logiciel pour la rue ?

Il ne suffit pas que l’usage de la voiture en ville recule, il faut aussi que sa place se réduise (96 % de l’espace public, dont les deux tiers pour le stationnement (La Tribune – 26/09 – Toujours mobile sans mon auto), et que ce nouvel espace fasse l’objet d’un partage intelligent. L’irruption du vélo et des deux roues motorisés (hausse des immatriculations de 17% entre 2005 et 2006) transforme déjà les rapports de force (Voir le billet d’Alain Caraco « Mon vélo et Linux, ma voiture et Windows »). De nouvelles normes se cherchent pour apaiser des cohabitations souvent mal vécues. Selon une étude TNS/Axa de juin 2007 (Le Parisien 19/09 – Scooters, attention danger !), motards et automobilistes considèrent les conducteurs de scooters comme les plus dangereux (58%). Pour les scooters, ce sont les automobilistes à 45% ! Déjà en 1998, l’Insee faisait état d’un « triangle de la gêne » (EPCV) : piétons et vélos se déclarant relativement peu gênés entre eux (14% et 26%, mais à l’époque le vélo urbain était quasiment absent), tandis que ces deux groupes se déclaraient majoritairement gênés par le groupe motorisé (voitures, scooters, motos). Plus étonnant, ce dernier groupe manifeste la même prévention (à 60%) vis-à-vis des piétons et cyclistes. Bref, personne ne vit vraiment bien la coexistence des modes dans l’espace public. Comment s’en sortir ?

Le projet Complete Street – déjà approuvé par une dizaine de villes américaines – assume cette redistribution des modes au bénéfice des seniors et des personnes à mobilité réduite, fers de lance de cette consolidation du droit à la mobilité. Des initiatives similaires existent en France et en Suisse (“Chaucidou“ et “Kernfahrbahn »), avec l’objectif d’un meilleur partage de la voie par la réduction de la vitesse des voitures. C’est aussi l’idée du Code de la Rue qui va encore plus loin dans ses ambitions puisqu’il fait prévaloir les modes les plus vulnérables sur les autres. La complexité de l’offre de déplacement est paradoxalement une chance pour la fluidité urbaine, car elle va contraindre de trouver des solutions à leurs articulations. Peut-être, est-elle aussi une chance pour de nouvelles civilités dans la rue (Voir le théma « Le sens de la marche« ). Reste à trouver les « systèmes d’exploitation » et le système de civilités qui vont avec .

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octobre 9, 2007. Étiquettes : , , , , , , , . Chronos, Civilité, coexistence, Flux, Mobilité, Urbanité, Vélo.

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