Vers une « place de marché » des déplacements

Entretien avec Angel Talamona, fondateur de la société SENDA

Le Web 2.0 est-il soluble dans la mobilité urbaine ? Oui, il en est même un des défis majeurs ! Les Echos (21/09/07) évoque le partage d’informations à travers le service Vélib’ : « Face aux déséquilibres de l’offre et de la demande dans les stations vélo, on voit bien ce que Vélib’ gagnerait à une information collaborative en temps réel. Déjà, quinze jours après le lancement, un petit malin avait lancé son widget … ». Aux Etats-Unis, les communautés automobiles sont familières des pratiques d’information collaborative en temps réel, des initiatives s’élaborent en Europe. Pourquoi cette pratique ne s’étendrait-elle pas ?

Un terrain d’innovation s’ouvre là à l’ensemble au management des déplacements en ville. La nouveauté réside dans l’incitation au jeu des modes. Le trafic routier et ses perturbations, les horaires de transports collectifs, la disponibilité des vélos, mais aussi l’accessibilité des parkings ou encore les durées de marche à pied entre deux points… entrent dans un même jeu.

La mobilité urbaine compose en permanence des palimpsestes de plus en plus complexes. Les solutions de mobilité appellent une formulation au gré des itinéraires pour offrir à l’usager la maîtrise de son parcours, et à l’opérateur l’ajustement de ses offres. L’introduction des chronotopes (outil d’interprétation des espaces-temps) et du temps réel, dans le traitement et l’échange d’information apporte son concours à cette approche cinétique. L’expérimentation Real Time Rome du MIT a montré ce que pourrait être l’information collaborative à l’échelle d’une ville : une traduction continue de « la place de marché » des déplacements. Des modèles économiques se forment déjà autour de l’information collaborative : certains deviennent capables de rémunérer les contributeurs qui fournissent du contenu de géolocalisation. En écho, l’information collaborative appelle à plus de complicité… Des opérateurs sont prêts à repenser des offres en forgeant de nouveaux outils d’interprétation de la demande. Les modèles prédictifs pour façonner la suite de la trajectoire feront le reste. L’objectif avoué ? L’intelligence du transport. Une question cependant à la lecture de l’entretien avec Angel Talamona, fondateur de la société Senda : faudra-t-il continuer d’appeler « centrale » de mobilité ce qui d’évidence échappera de plus en plus à la « centralisation » ? N’est-ce pas plutôt une « place de marché » des déplacements ?
Chronos

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octobre 1, 2007. Étiquettes : , , , , , , , . cartographie, Centrale de mobilité, Chronos, crowdsourcing, Flux, géolocalisation, Intermodal, Navigation, Quotidien, Réseaux sociaux.

One Comment

  1. Des flux… aux chronotopes « replied:

    […] les années 90 pour restituer ce carottage de l’espace-temps. Cela restait un concept (voir Vers une “place de marché” des déplacements). Désormais, il existe des moyens pour aller plus loin. A l’occasion de la Notte Bianca (Nuit […]

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