Des Vélib’ victims au bilan urbain du vélo

Le Vélib’ Victim renvoie au Vélib’ Addict (Vélib, mode d’emploi, un article du supplément week-end des Échos 07/09/07, sans lien url). Le piège se referme sur l’imprudent qui n’a pas anticipé une station vide, et encore pire une station pleine. Il faut en chercher une autre, et parfois encore une autre, etc. Certains s’y épuisent même si « en tournant un peu, on finit par trouver en plus ou moins un quart d’heure une attache libre« . Pour réguler la parc de vélo dans les stations, l’article mise sur l’accélération du turn ouver des vélos, sur l’accroissement prévu du parc … et sur les frimas (moins d’usagers avec le froid ? rien n’est moins sur ; l’expérience Vélov à Lyon prouve justement le contraire). Il faudrait peut-être commencer par réduire les tares informatiques récurrentes, poursuit l’article. Soit ! Mais le plus important n’est pas là. Le succès acquis et le succès promis sont tels qu’on voit mal que ce qui est prévu satisfasse finalement la demande. N’oublions pas que même avec Vélib’, Paris restera très loin des plus de 10% de part de déplacement dédié au vélo à Strasbourg, sans même rêver au tiers des déplacements à Fribourg (Allemagne). La marge de progression est énorme. Il faut l’anticiper, san compter que les réclamations des communes périphériques se conclueront bien un jour vers aussi plus d’usagers.

Bonne occasion pour se demander comment aller plus loin. Il y a deux façons de répondre. Soit on augmente encore l’offre Vélib’, mais se pose alors la question du financement. Soit, on encourage d’autres pratiques de vélos, et au premier chef l’usage (voire l’achat) du vélo personnel, et se pose la question des équipements publics… et donc de leur financement. Quelle que soit la réponse, il faut financer.

Alors posons-nous une autre question : quel est le bilan urbain du vélo ? Dit autrement, quels bénéfices la cité tire des usages du vélo et jusqu’à quel point faut-il en encourager les financements publics, si cela se justifie par les bénéfices. Après tout la collectivité supporte bien la construction et l’entretien des ouvrages de la chaussée au bénéfice des voitures et des bus, elle en supporte les retombées négatives jamais évaluées (congestion, temps perdu, pollution, énervement…). La collectivité – et les entreprises – subventionnent bien aussi les transports collectifs. Alors, pourquoi la collectivité ne financerait-elle pas un usage accru du vélo, au moins en partie, … avec un bilan plus vertueux.

Le vélo réduit les déplacements motorisés. Cette substitution se traduit par de moindre émission de CO2 et par moins de place prise par la voiture. La vélo encourage une pratique inédite et plus ouverte de la ville, bénéfice non négligeable non seulement pour les résidents, mais aussi pour les visiteurs et les touristes. Sans oublier au bilan un peu plus de convivialité urbaine et une meilleure image de la ville. Le tout se traduit aussi par plus d’urbanité et de plaisir à pratiquer la ville. Tout ne se mesure pas, mais les citadins savent aussi faire des bilans et les sanctionner.

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septembre 7, 2007. Chronos, Durable, Vélib.

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