Google et Apple à l’assaut de l’abonné du téléphone

Google complète ses emplettes en mettant la main sur GrandCentral. GrandCentral Kesako ? Le service agit comme un commutateur de toutes les communications personnelles – où que vous soyez et quel que soit le support – et gère vos différents téléphones par un numéro unique personnel. Par défaut, si un interlocuteur appelle votre n° GrandCentral, le service appelle tous vos numéros. Lorsque vous décrochez, l’identité de la personne est révélée : voulez-vous prendre l’appel, le renvoyer vers la messagerie vocale ou le jeter dans la boîte Spam ?
Les commentateurs supputent que Google l’intégrera vraisemblablement à Gmail et à sa messagerie instantanée GTalk pour assumer pleinement la « grandcentralisation ». Pourquoi alors persister à revendiquer du « tout en un », si un service s’en charge ?

iPhone pour sa part ne se présente plus ! Pourquoi le rapprocher de GrandCentral ? Parce que dans les deux cas, il s’agit d’acteurs qui mordent furieusement sur les plate-bandes des opérateurs télécom. Dans les deux cas, on assiste – pour reprendre la formule de Philippe Escande dans Les Echos (France Télécom : même les dinosaures dansent) à « la collision du monde informatique avec celui des télécommunications ». Google s’est depuis longtemps invité dans le monde des télécoms, de façon … courtoise, en apportant ses services de recherches et de représentations cartographiques dans l’univers mobile. Là, il empiète sur un nouveau territoire en assurant la liaison de deux univers de communication. Il est probable que la collision de GrandCentral avec Google ira bien au-delà d’un supplément de services aux messageries. Et qu’à son habitude, Google accentuera son emprise sur ses « usagers » et fera main basse sur un nouveau marché publicitaire dans son sillage, en agrégeant et en convergeant toujours plus.

S’agissant de Google, la collision est ailleurs selon Philippe Escande. Sa remarque fonce droit au but :

« L’écosystème en est modifié. Car la principale innovation introduite par la firme californienne n’est pas le design recherché de son produit, ni ses qualités techniques indéniables, c’est le modèle économique. Pour la première fois, un fournisseur de terminaux arrive à imposer à un opérateur téléphonique un partage des revenus générés à partir de son iPhone. Même le roi Nokia n’était pas parvenu à inverser ainsi le rapport de force entre opérateurs et constructeurs ».

Il est vrai que ATT mange dans la main d’Apple. L’hypothèse du changement de rapport de force est intéressante. Pour le confirmer, il reste à Apple à faire la démonstration que s’il est apparu incontournable à un opérateur, il l’est aussi pour l’usager. Ce qui reste à démontrer. A suivre…

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juillet 13, 2007. 5e Ecran, Chronos, Empowerment, Suite servicielle.

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